Là où tout a commencé...

Depuis toute petite je suis fascinée par la bande son des dessins animés. Il me suffisait d'entendre quelques notes pour que les images de mes films préférés surgissent dans ma tête. Avec ma soeur nous jouions à faire des Blindtest pour ma mère qui perdait toujours...

J'étais omnubilée par les génériques des épisodes d'anime que nous regardions avec ma grande soeur. Impossible pour elle de passer le générique quelque soit le nombre d'épisodes que nous regardions...

Mon premier souvenir d'expérience musicale et visuelle est un clip animé en pâte à modeler sur la Traviata de Verdi. J'étais tombée dans une rivière. Pour me consoler, ma grand-mère m'a montré ce petit film qui n'est depuis jamais sorti de ma mémoire.

Hayao miyazaki et Joe Hisaishi

Je n'ai jamais cessé de m'émerveiller devant  les films d’Hayao Miyazaki et de me laisser emporter par la musique de son compositeur préféré Joe Hisaishi. 

C’est peut être grâce à sa façon de s’inspirer des grands compositeurs que j’ai développé un goût particulier pour la musique classique. Par exemple, lorsque j’ai découvert les compositions de Wagner, les images de Ponyo qui court sur les vagues de la mer déchaînée me sont immédiatement revenues.

 

Grimault et Wojciech Kilar, Bozzetto et Ravel...

J’aimais aussi beaucoup le film d’animation « Allegro non troppo » de Bruno Bozzetto qui m’a initiée à l’écoute de Ravel….

Plus tard, j’ai découvert « Le roi et l’oiseau » de Paul Grimault et les touchantes mélodies de Wojciech Kilar qui accompagnent les paroles de Jacques Prévert et chargent d’émotion et de poèsie les splendides paysages où évoluent les drôles de personnages imaginés par Paul Grimault.

Mon entourage, mes rencontres

En grandissant, je me suis ensuite  orientée vers des études de musique. J'ai cultivé mon goût pour la musique classique, baroque et contemporaine mais aussi pour le Jazz dont l'aspect créatif m'a séduite.

L’un de mes professeurs au conservatoire de Bastia a mis en musique « Le mécano de la générale » de Buster Keaton pour un spectacle que j’ai vu plusieurs fois avec la même fascination.

À la maison mon père musicien amateur,  m’a montré comment utiliser une pédale loop. Pour me distraire, j’ai commencé à composer de petites mélodies.

 

Michele Bernardi et moi

 

Je connais Michele depuis toujours. Il est le collègue et l'ami de ma mère qui a participé à la réalisation de certains de ses courts métrages. J’ai donc grandi au milieu de ses créations en y prenant parfois part en tant que modèle.

Composer pour lui représente beaucoup pour moi.Cela veut dire que j’ai grandi, je ne suis plus une simple figurante, j’ai appris à jouer du violon, je peux maintenant m’exprimer et participer à une création en tant que vraie musicienne.

Cette collaboration compte beaucoup pour moi car elle représente non seulement ma première production musicale pour un professionnel de l’image mais aussi le témoignage d’un échange entre deux artistes séparés par une grande différence d’âge.