Des images à la musique, mon processus de création

L'écoute et le regard

Mon travail de composition est nourri autant d'images que de sons.

Je regarde beaucoup de vidéos musicales sur internet,  et je découvre des morceaux chaque jour dans mes cours d'histoire de la musique et d'analyse. Au cinéma la bande son joue pour moi un part essentielle pour aider les acteurs à transmettre les sentiments et les émotions des personnages.

Tout cela nourrit mon imagination et ma créativité.

Pour ce travail en particulier je me souviens avoir été inspirée par: 

-"Sonate pour violon et piano" de César Franck

-"Souvenir de voyage" de Bernard Herrmann

Quand les images sont déjà là

 Pour "Lucciola", j'ai commencé par regarder en silence les images de Michele.

Un thème que j'avais écrit l'année dernière s'est imposé à moi et j'ai eu envie de le développer pour ce film.

J'ai d'abord fait beaucoup de tests au piano qui ne m'ont pas menée à grand chose parce que je n'avais pas encore d'idée sur la direction musicale que je voulais avoir.

Par la suite, j'ai commencé à composer pour le violon: d'abord une voix d'accompagnement que j'ai enregistrée sur mon téléphone, puis une deuxième voix que j'ai improvisée directement en jouant sur la première.

Alors seulement je suis revenue au piano. J'ai essayé de jouer en superposition des 2 voix de violon mais cela ne fonctionnait pas vraiment...J'ai donc décidé d'alterner les deux instruments.

Une fois la musique composée je l'ai montée sur les images dans le logiciel CAPCUT.

Quand les images naissent avec la musique

Pour "Observation", j’ai filmé des fragments de ma vie que j’ai ensuite trié et rassemblé en un petit film spontané qui me représente en tant que jeune fille entre l’enfance et l’âge adulte.

Je n'avais pas de grands moyens à disposition ni de compétences techniques particulières mais peu importe, ce qui compte pour moi c’est que cela me ressemble vraiment.

Pour ce film très personnel que j'ai entièrement réalisé, j'ai décidé de composer exclusivement pour le violon, car cet instrument fait partie de moi et de ma personnalité. Il peut donc, mieux que n'importe quel autre instrument, représenter ce que je suis profondément.

À partir des images j'ai commencé à poser le son que j’avais en tête au moment des prises de vues , de fil en aiguille, d’autres sons son venus compléter ma composition.

Essais après essais, prises de son après prises de son, jour après jour, j’ai remanié mon projet.

Ensuite je l'ai monté sur CAPCUT comme pour le film précédent. 

En réalisant ce travail j'ai compris que les idées ne sont pas tout, encore faut-il les rassembler et les utiliser pour créer une vraie composition aboutie. C'est très difficile et cela m'a pris beaucoup plus de temps que je ne l'avais imaginé...

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